|
|
Croissance et mondialisation (depuis le milieu du XIXè siècle)
|
|
|
|
|
|
|
Instructions officielles: Croissance et mondialisation
|
|
|
|
|
|
Objectif méthodologique : Etude critique de document (nouvelle épreuve) La crise économique qui nous touche depuis 2007 ne remet pas en cause les nombreux bouleversements économiques que le monde a connus depuis le milieu du XIXè siècle, à l’heure où pourtant les gouvernements sont obnubilés par les chiffres de la croissance : croissance molle (+2% par an en moyenne) dans les pays développés, croissance galopante (+9-10%) dans les Etats émergents. Or, à partir du milieu du XIXè siècle, le monde est entré dans une phase de croissance jamais connue jusqu’alors : - quantitativement, elle se traduit par une augmentation continue de la production de biens et de services, des investissements et du volume du commerce mondial. - qualitativement, elle renvoie aux progrès des conditions de production.
| Powerpoint Doc 1 Une croissance portée par l'industrialisation |
Le processus d’industrialisation a d’abord porté la croissance et a provoqué des bouleversements sans précédent : généralisation de l’usine, du travail rythmé et cadencé, augmentant le volume des biens produits, la consommation ainsi que les échanges. L’automobile par ailleurs (dont la ville de Détroit aux Etats-Unis incarne la ville industrielle au XXè siècle) en est l’exemple phare. Or, depuis la remise en cause brutale du primat de l’industrie dans les années 1970, c’est le secteur des services qui tire la croissance. Il est à noter que jamais les échanges n’ont été aussi nombreux : les économies s’ouvrent, les frontières tendent à s’effacer, ce qui génère durant toute la période des flux de plus en plus importants (marchandises, services, capitaux, information, idées, produits culturels…). Le monde paraît alors interdépendant, où les économies sont de plus en plus interconnectées entre elles et où l’Etat-nation se trouve confronté (continuellement ?) à la croissance des échanges économiques : oui, la mondialisation (concept apparu dès 1964 par Paul Fabra) s’est accrue avec la croissance. Toutefois, cette tendance plutôt optimiste a eu aussi des phases de repli, non négligeables : | Powerpoint Doc 2 Une croissance marquée par des périodes de repli |
1929, 1973, 2007 (pour ne citer que ces exemples) illustrent parfaitement des crises touchant profondément les économies et les sociétés. Ainsi, inégale dans son rythme, la diffusion de la croissance est aussi inégale dans l’espace : née en Angleterre, l’industrialisation a fait du Royaume-Uni la principale puissance mondiale (1850-1914), relayé par les Etats-Unis qui depuis 1914 forment l’espace économique moteur et dominant à l’échelle mondiale, toutefois, force est de souligner qu’aujourd’hui l’économie mondiale est dominée par une aire multipolaire. Problématique : Comment la croissance a-t-elle transformé l’économie mondiale, malgré des périodes de crises depuis le milieu du XIXè siècle ? Plan I La croissance économique depuis 1850 II Les « économies-monde» successives
|
|
|
|
|
|
|
|
11 documents réalisés, utiles pour la classe
|
|
|
|
|
|
|
Le PDF, le Powerpoint, les Fiches |
|
|
Cours PDF Complet (21 pages) dans la Boutique, immédiatement exploitable en classe avec l'Ensemble documentaire Powerpoint (27 documents en 38 diapositives) Gratuit: Ensemble documentaire Powerpoint (27 documents en 38 diapositives) immédiatement exploitable en classe avec le Cours PDF (21 pages) Objectif pédagogique: Analyser deux documents d'Histoire (Zola et S. Weil) Objectif pédagogique: Avoir un regard critique sur une oeuvre cinématographique majeure.
|
|
|
|
|
|
|
190 ans de croissance continue de 1820 à 2010. Tableau du taux de croissance annuel du PNB (en volume). Sources: © HISTGEOGRAPHIE.COM d'après A. Maddison, Dynamic Forces in Capitalist Development, Oxford University Press, 1991; OCDE StatExtracts |
|
|
|
|
|
|
|
Les retombées économiques et sociales de la crise de 1929. Sources: © HISTGEOGRAPHIE.COM, d'après André Kaspi, Les Américains (tome 1), 1986; Lionel Robbins, La grande dépression, 1934. |
|
|
|
|
|
|
|
Les Trente Glorieuses, près de trente années de croissance ample d'une régularité unique pour les économies occidentales. Sources: © HISTGEOGRAPHIE.COM, d'après A. Maddison, L’économie mondiale 1820-1992, OCDE; 1945-1975 Les Trente Glorieuses Le temps du miracle économique, L’Histoire n°192, 1995 |
|
|
|
|
|
|
|
Les Trente Glorieuses. Une société sans chômage où le plein emploi est généralisé, en particulier dans les années 1960. Source: © HISTGEOGRAPHIE.COM, d'après 1945-1975 Les Trente Glorieuses, le temps du miracle économique, L’Histoire n°192, 1995 |
|
|
|
|
|
|
|
L'économie-monde britannique en 1900 relatant la suprématie mondiale du Royaume-Uni au début du XXè siècle. Source: © HISTGEOGRAPHIE.COM |
|
|
|
|
|
|
|
Une mondialisation multipolaire au XXIè siècle dont les pays du BRIC ont un poids de plus en plus important. Source: © HISTGEOGRAPHIE.COM |
|
|
|
|
|
|
La fin de la superpuissance économique américaine ?
« Dans son discours du 27 janvier 2010, Barack Obama a souligné qu’il n’accepterait pas 'une deuxième place pour les Etats-Unis', derrière la Chine, devenue en 2010 la deuxième puissance économique mondiale (au taux de croissance galopant de 9-10% par an) qui va très vite devenir une nouvelle superpuissance disputant l’hégémonie américaine. Il reste incontestable aujourd’hui que les Etats-Unis dominent l’économie mondiale, mais certains signes annoncent un probable essoufflement. Les Etats-Unis ne représentent plus que 9% des exportations mondiales, contre près de trois fois plus en 1945. Sa part dans la production industrielle mondiale d’ailleurs stagne depuis les années 1970 aux alentours de 20%. Si ses firmes multinationales sont très puissantes, certains secteurs sont fortement concurrencés par l’Asie orientale. C’est le cas de l’automobile, fleuron de l’industrialisation, qui voit la firme nipponne Toyota s’affirmer au premier rang mondial des constructeurs automobiles. C’est le cas aussi de l’informatique où IBM a dû vendre son activité micro-informatique au chinois Lenovo. De même, la nouvelle économie-monde doit tenir compte du marché européen qui est le plus vaste au monde (500 millions d’Européens comme autant de consommateurs), dont les productions à haute valeur ajoutée font souvent référence. Ne nous y trompons pas, la nouvelle géographie du monde du XXIè siècle se dessine et voit apparaître trois pôles de puissance : les Etats-Unis, l’Union européenne et la Chine.Le monde unipolaire a vécu et une nouvelle économie-monde apparaît déjà, multipolaire celle-là. Nous assistons à une bataille globale multipolaire mettant en jeu plusieurs civilisations. » © HISTGEOGRAPHIE.COM
|
|
|
|
|
|
|
Une Vidéo Ina utile pour la classe
|
|
|
|
|
|
|
LA CRISE DE 1929
IT1 13H - 23/10/1979
|
|
|
|
|
|
|
97 documents utiles pour la classe
|
|
|
|
|
|
|
La croissance économique et ses différentes phases (1850-1945)
|
|
|
|
|
|
|
Le charbon, moteur de la croissance économique au milieu du XIXè siècle "Etienne, descendu enfin du terri, venait d'entrer au Voreux; et les hommes auxquels il s'adressait, demandant s'il y avait du travail, hochaient la tête, lui disaient tous d'attendre le maître-porion. […] Un porion, le père Richomme, un gros à figure de bon gendarme, barrée de moustaches grises, se dirigeait justement vers le bureau du receveur. - On n'a pas besoin d'un ouvrier ici, pour n'importe quel travail? demanda de nouveau Etienne. Richomme allait dire non; mais il se reprit et répondit comme les autres, en s'éloignant: - Attendez monsieur Dansaert, le maître-porion. Quatre lanternes étaient plantées là, et les réflecteurs, qui jetaient toute la lumière sur le puits, éclairaient vivement les rampes de fer, les leviers des signaux et des verrous, les madriers des guides, où glissaient les deux cages. Le reste, la vaste salle, pareille à une nef d'église, se noyait, peuplée de grandes ombres flottantes. Seule, la lampisterie flambait au fond, tandis que, dans le bureau du receveur, une maigre lampe mettait comme une étoile près de s'éteindre. L'extraction venait d'être reprise; et, sur les dalles de fonte, c'était un tonnerre continu, les berlines de charbon roulées sans cesse, les courses des moulineurs, dont on distinguait les longues échines penchées, dans le remuement de toutes ces choses noires et bruyantes qui s'agitaient. Un instant, Etienne resta immobile, assourdi, aveuglé... (Suite dans la Fiche "Les transformations de l'industrialisation") E. Zola, Germinal, 1885
L'extension des entreprises: l'exemple de la société Thyssen (Allemagne) «Auguste Thyssen est né en 1842 à Eschviller, près d'Aix- la-Chapelle. Son père y possédait une petite tréfilerie. [...] Il entra après la guerre austro-prussienne dans une petite firme métallurgique à Duisbourg qui ne tarda pas à prospérer. En 1871, il fonda à Mülheim-sur-Ruhr une usine qui, sous la raison sociale Thyssen & C°, devint la base de toutes ses entreprises [...]. Ses commencements étaient modestes: 70 ouvriers en 1871 [...]. Thyssen s'associa à son jeune frère et, en 1881, on agrandit la forge d'un atelier de galvanisation au zinc. En 1884, Thyssen & C° acquièrent une fonderie et une fabrique de machines voisines de leur établissement [...].Tous les procédés nouveaux y furent successivement appliqués à mesure qu'ils apparaissaient: laminoir à grand travail, four Martin-Siemens, procédés Thomas Gilchrist. Quarante ans se sont écoulés: la fabrique de Mülheim est devenue gigantesque: 7000 ouvriers et 800 employés y travaillent. Les produits se sont répandus dans le monde entier. [...] Toutefois, il avait compris que pour acquérir la puissance industrielle où il aspirait, il lui fallait être propriétaire de charbonnages; il jeta ses vues sur plusieurs concessions dont il put se rendre maître en achetant les titres. Afin de desservir ses usines, il a dû créer sur le Rhin et la Ruhr les ports d'Alsum et Swelgern. [...} Il est entré en participation en 1910 avec des capitalistes français pour l'exploitation des minerais de fer en Normandie et de hauts fourneaux à Caen. [...] Enfin, il a fondé et gouverné la banque rhénane de Mülheim. » Victor Cambon (ingénieur et journaliste français), Les Derniers progrès de l’Allemagne, 1909.
Les cadences infernales du travail à la chaîne, 1934 Simone Weil (1909-1943) décrit ici son expérience d’ouvrière de 1934 à 1935 après avoir abandonné provisoirement sa carrière d’enseignante. « Me voici sur une machine. Compter cinquante pièces… les placer une à une sur la machine, d’un côté, pas de l’autre… manier à chaque fois un levier… ôter la pièce… en mettre une autre… encore une autre… compter encore… je ne vais pas assez vite. La fatigue se fait déjà sentir. Il faut forcer, empêcher qu’un instant d’arrêt sépare un mouvement du mouvement suivant. Plus vite, encore plus vite ! […] Combien est-ce que j’en ai fait les dernières dix minutes ? Je ne vais pas assez vite. Je force encore, peu à peu la monotonie de la tâche m’entraîne à rêver. Pendant quelques instants, je pense à bien des choses. Réveil brusque : combien est-ce que j’en ai fais ? Ca ne doit pas être assez. Ne pas rêver. Forcer encore. Si seulement je savais combien il faut en faire ! Je regarde autour de moi ! Personne ne lève la tête, jamais. Personne ne sourit. Personne ne dit un mot. Comme on est seul ! Je fais 400 pièces à l’heure. Savoir si c’est assez ? Pourvu que je tienne à cette cadence, au moins…[…] Voilà que le contremaître s’approche. ‘Combien en faîtes-vous ? 400 à l’heure ? Il en faut 800. Sans quoi je ne vous garderez pas. Si à partir de maintenant vous en faîtes 800, je consentirai peut-être à vous garder.’ Il parle sans élever la voix. Pourquoi élèverait-il la vois, quand d’un mot il peut provoquer tant d’angoisse ? Que répondre ? ‘Je tâcherai.’ Forcer. Forcer encore. Vaincre à chaque seconde ce dégoût, cet écœurement qui paralysent. Plus vite. Il s’agit de doubler la cadence. » Simone Weil, « La vie et la grève des ouvrières métallos, 10 juin 1936 ».
|
|
|
|
|
|
|
La croissance économique et ses différentes phases (1945 à aujourd'hui)
|
|
|
|
|
|
|
Les économies-monde successives (britannique, américaine, multipolaire)
|
|
|
|
|
|
|
La suprématie britannique jusqu'en 1914
|
|
|
|
|
|
|
Le Royaume-Uni, banquier du monde « L’argent est le nerf de la puissance économique. Or, chacun sait que l’Angleterre est le pays où il y a le plus d’argent, chacun admet que l’on peut y trouver beaucoup plus d’argent comptant, immédiatement disponible, que dans tout autre pays. […] On vient nous emprunter et nous prêtons des sommes immenses qu’il serait impossible de se procurer ailleurs. […] Il y a bien peu de pays civilisés qui ne puissent nous emprunter des sommes considérables si tel est leur bon plaisir, et la plupart d’entre eux semblent de plus en plus disposés à le faire. Si même une nation quelconque désire construire un chemin de fer, surtout si cette nation est pauvre, il est presque certain qu’elle cherchera à se procurer l’argent nécessaire dans ce pays, pays des banques. […] Et c’est ainsi que, grâce au concours de l’Angleterre, s’exécutent d’immenses travaux qu’on n’aurait même pas projetés si on n’avait compté sur ce concours. » Walter Bagehot, rédacteur en chef de The Economist, Lombard Street. A Description of the Money Market, 1873.
|
|
|
|
|
|
|
L'économie-monde américaine à partir de 1914
|
|
|
|
|
|
|
La multipolarité de l'économie-monde
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Le travail industriel porte la croissance. Lewis Hine Power, Ouvrier travaillant sur une pompe à vapeur, 1920. Source: Wikipedia Solipsist |
|
|
|
|
|
|
|
1) Revues: - A. Bretagnolle, Métropoles et mondialisation, Documentation photographique n°8082, 2011 - O. Feiertag, L'économie française de 1914 à nos jours, Le temps de la mondialisation, Documentation photographique n°8081, 2011 - L'Occident est-il fini ?, Courrier international Hors série, 2011 - Les pauvres de Job à Martin Hirsch, L'Histoire n°349, 2010 - P. Verley, La première industrialisation (1750-1880), Documentation photographique n° 8061, 2008 - Chronique des années 1970, L'Histoire n°276, 2003 - R. Benichi, "La mondialisation a aussi son histoire" in L'Histoire n°254, 2001 - M. Azuelos, Le Royaume-Uni, Documentation photographique n°7043, 1997 - 1945-1975, Les Trente Glorieuses, Le temps du miracle économique, L'Histoire n°192, 1995 - D. Lefeuvre, D'une crise à l'autre, 1929-1973- 1993, Documentation photographique n°7026, 1994. 2) Livres: - P. Bairoch, Victoires et déboires (tome III), Histoire économique et sociale du monde du XVIè siècle à nos jours, Folio Histoire, 1997 - P. Verley, La Révolution industrielle, Folio Histoire, 1997 3) Sites internet: - Nous ne remercierons jamais assez les internautes contribuant à Wikipedia et Wikimedia Commons - FMI - OCDE - OMC - le Monde |
|
|
|
|
|
|
|